Trading-Attitude
Apprendre la bourse en ligne facilement et gagner de l'argent avec les actions, les CFD ou le Forex

 

Nous respectons vos données personnelles. Nous détestons les spams. C'est pour cela que nous nous engageons à ne pas vendre votre adresse email.
Email Marketing by AWeber

Dicton boursier : on ne rattrape pas un couteau qui tombe

Un dicton boursier dit « On n’attrape jamais un couteau qui tombe ». Quel est le rapport avec la bourse ? Et en quoi cela peut aider l’investisseur ? Le sens de ce dicton boursier semble pourtant clair. Ma mère a fait tomber un jour un gros couteau qui l’a blessée au pied, coupant certains nerfs. L’alternative c’est d’avoir assez de réflexes pour attraper le couteau en plein vol. Mauvaise idée. La lame coupe d’autant plus que le couteau est en mouvement.

En cette période agitée où la Chine nous casse un peu nos marchés boursiers avec une nouvelle crise financière.

 

dicton boursier couteau qui tombe

 

On voit donc poindre la métaphore. Et nous en avons eu une expérience récemment. Et ce n’est peut-être pas fini !

 

Un dicton boursier de circonstance

 

La crise financière asiatique nous a montré récemment que les cours de bourse pouvaient tomber comme un couteau.
Les cours ont parfois décroché de 8% (sur l’indice) en une journée. C’est rare, 8% sur un indice, et cela fait mal.

Sur un mois l’indice de la bourse de Paris a perdu tout ce qu’il avait gagné depuis le début de l’année.
Allez, on efface les ardoises ! Sauf que d’habitude une ardoise c’est ce que l’on doit. Là c’est ce que les investisseurs en bourse avaient gagné potentiellement.

 

Dans ce cas il ne faut pas prendre l’initiative d’acheter. Acheter une action prise dans une folie baissière est une erreur.

 

Un dicton boursier et une erreur à ne pas commettre

 

Voilà le cœur de la signification de ce dicton boursier : il ne faut pas acheter une action qui tombe.

 

Une action cela tombe ?

 

Oui. Et, parfois, pas qu’un peu. Fi System, pour ne citer qu’elle, est tombée à zéro du jour au lendemain. Faillite ! C’était pourtant une très belle SSII.
D’autres valeurs perdent 40 à 80% du jour au lendemain. Ce sont les risques de la bourse quand on investit overnight.

 

Le seul moyen d’éviter ce genre de désagréments est d’acheter une blue chip, bien que le « too big to fall » ne marche pas toujours.
Une valeur de croissance est aussi un gage de sécurité.

 

Cependant, dans les deux cas, il faudra être patient pour compter vos gains. Pas de hausse de 100% en 2 mois.

Et même sur les géants de la bourse, en cas de crise globale, on a des couteaux qui tombent.

 

Que faire quand il y a chute ?

 

Comment se comporter quand une action chute ?
Il y a plusieurs cas, non équivalents, à considérer.

 

Tout d’abord, le cas général.

 

Analyse d’un affolement baissier

 

Quand les cours s’affolent à la baisse, il y a d’abord accélération. Les gens vendent, vendent. Les vendeurs (les bears) sont majoritaires. Et comme il y a peu d’acheteurs (les bulls) pour acheter à des prix élevés (puisque les gens veulent vendre en majorité c’est que tout le monde estime que les prix sont trop élevés) les vendeurs trouvent difficilement une contrepartie et les cours s’effondrent.

 

dicton boursier couteau baisse cac 40Accélération baissière sur le CAC40

 

Puis, à un moment, il n’y a plus d’acheteurs. On ne peut plus vendre s’il n’y a pas d’acheteur, logique, jusque-là, non ? Alors, les cours font une pause.
Certains investisseurs constatent que les cours ont bien chuté et que l’action est revenue à un niveau d’achat. C’est d’autant plus vrai que ces investisseurs boursiers regardent à court terme.
En effet, pour certains, un rabais de 15% sur une action est un bon coup potentiel, même si l’action a progressé de 100% depuis quelques mois et se trouve donc en haut de cycle.

 

Donc, quelques acheteurs reviennent sur le titre. Les cours remontent un peu car il n’y a plus de vendeurs. Ceux qui voulaient vendre mais ne l’ont pas fait sont terrorisés et restent dans leur coin en faisant le dos rond.
Il faut donc que les acheteurs remontent un peu leur prix d’achat pour appâter un vendeur.

 

Pendant quelque temps on assiste à ce que j’appelle une dérive latérale : un combat entre les haussiers et les baissiers, les bulls et bears. Les prix des actions restent autour d’une même zone. La forte baisse accompagnée de momentum est stoppée.

 

Mais ce n’est pas terminé. Cela peut rebondir rapidement et la crise est finie, ou, Monsieur le Marché décide que ce n’est pas fini. Il précipite les actions dans une nouvelle chute. Nous sommes dans une tendance baissière et un vrai krach rampant. Là il y a des victimes…

 

Et c’est dans ce cas qu’il ne faut pas acheter une action qui a chuté. Perdre 20% dans la première phase de folie que je viens de décrire passe encore, perdre 50% et plus, c’est plus gênant.

 

Nuançons selon la classe d’actif et le contexte

 

Le comportement à avoir n’est pas identique si l’on a affaire à une valeur de croissance ou une valeur quelconque.

 

Tout d’abord, certaines valeurs moyennes sont moins sensibles aux crises. Cela dépend aussi de leur business. Si l’euro se casse la gueule ou si c’est le marché asiatique, cela ne va pas impacter les mêmes sociétés : celles qui ont un chiffre d’affaires majoritairement en euros ou qui vendent beaucoup en Asie.

 

Mais par ailleurs, une valeur de croissance, en général, va mieux résister aux secousses.

 

On reviendra donc à l’achat plus vite sur les valeurs de croissance.

 

Par ailleurs, il faut voir si l’on est dans le cadre d’un krach ou d’une crise ou pas.

 

Dans une crise, il faudra privilégier des achats à bon compte sur les blue chips.

 

À l’inverse, si une valeur chute de façon isolée, c’est très mauvais signe. Il vaut mieux ne pas acheter du tout et fuir cette valeur. Cela signifie en effet qu’elle rencontre des difficultés.

 

Conclusion

 

Il convient de ne pas acheter une valeur qui chute isolément, mais on peut et on doit acheter à bon compte une valeur de croissance malmenée durant un krach, mais lorsque ce krach est terminé – autrement dit, on ne se précipite pas.

Ce dicton boursier « on ne rattrape pas un couteau qui tombe » est donc bien justifié.

 

 

 

Crédits image : nuchylee FreeDigitalPhotos.net

Comments ( 2 )

  1. ReplyCorinne
    Bonjour, Je m'appelle Corinne et je suis actuellement propriétaire d'un petit studio que je loue en lmnp (location meublée non professionnelle). J'aimerais beaucoup me lancer dans l’investissement en bourse pour cette année 2016 mais je ne m'y connait pas du tout. Quels conseils pourriez-vous me donner pour débuter? Merci par avance :) Corinne Article récent : LMNP: deux régimes d'impositionMy Profile

Leave a reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

CommentLuv badge